Communauté de la Fondation RTE : 6 questions à Geneviève A., instructrice

“C’est très gratifiant et stimulant de découvrir des problématiques de société et de mettre ses compétences et son énergie au service de la Fondation et des porteurs de projets.”

En 6 questions, découvrez celles et ceux qui font vivre la Fondation RTE !

Au nombre de 13, les instructeurs de la Fondation RTE sont des cadres retraités de RTE qui assurent bénévolement l’analyse des projets éligibles à son soutien avant leur présentation en comité exécutif. Bien plus qu’une vérification de l’adéquation entre le projet et les critères de sélection de la Fondation, ils apportent une contribution appréciée aux porteurs de projet qu’ils rencontrent par les conseils qu’ils leur apportent au cours de ces échanges.

 

Quel était votre dernier poste à RTE et comment avez-vous connu la Fondation ?

Directrice du GEMCC (Groupe Expertise Maintenance Contrôle-Commande) de Marseille. J’ai connu la Fondation grâce à un évènement organisé pour l’encadrement de RTE Méditerranée, vers 2012. J’y ai découvert des parrains et marraines locaux et les projets qu’ils soutenaient. Séduite par la mission de ces salariés bénévoles, j’aurais aimé accompagner des porteurs de projet dès ce moment-là ; hélas, mes disponibilités de l’époque ne le permettaient pas. Quelques mois avant mon départ à la retraite, j’ai repris contact avec la Fondation pour proposer mes services. J’ai tout de suite été orientée vers un rôle d’instructrice plutôt que de marraine.

 

Pourquoi êtes-vous devenu instructrice ?

Plusieurs moteurs m’animent dans cette mission. Tout d’abord, en tant que petite-fille d’agricultrice, la thématique de développement des territoires ruraux m’est chère. Ensuite, je suis convaincue que l’économie sociale et solidaire permet de développer les compétences et faciliter l’accès à l’emploi des plus défavorisés et isolés des dynamiques de développement davantage concentrées dans les zones urbaines. Enfin, devenir bénévole était pour moi un juste retour des choses envers RTE qui m’a permis de dérouler une très belle carrière dans un environnement famille-travail équilibré. C’est très gratifiant et stimulant de découvrir des problématiques de société et de mettre ses compétences et son énergie au service de la Fondation et des porteurs de projets.

 

Comment décririez-vous la phase d’instruction ?

La phase d’instruction allie découverte de nouveaux projets, rigueur dans la collecte et la compréhension des enjeux et informations  ; enfin rencontre avec des hommes et femmes très investis. Ce dernier volet est ressourçant ! Les territoires ruraux ne sont pas atones comme on pourrait l’imaginer au travers des médias : le tissu associatif et coopératif est dynamique et les porteurs de projet sont des personnes professionnelles et battantes !

 

Pouvez-vous nous parler d’un projet dont l’instruction vous a particulièrement marqué ?

Les « Jardins de Cocagne » à Fabrègues dans l’Hérault, que j’ai instruit mi-2017. Ce projet de vigne d’insertion était une première en France. Si j’avais à caractériser son instruction, je dirais que le projet « cochait toutes les cases » : partenariats riches et sources de développement du tissu local, modèle « prêt à l’emploi » dans une optique d’essaimage, porteuse de projet multi-compétente (gestion de projet, ressources humaines, communication, réflexion et réactivité conjointes, connaissance des gestes et des métiers de la viticulture…).

 

Quelle est votre plus grande fierté en tant qu’instructeur ?

L’instructeur se doit d’être le plus objectif possible dans son analyse des projets soumis au vote du Comité exécutif, c’est donc difficile de parler de ma fierté ou de mon succès. De façon générale, je suis très heureuse de pouvoir faire un retour positif au porteur de projet, ma fierté est de lui donner les moyens de concrétiser ses objectifs.

 

Si vous étiez une innovation qui a révolutionné la société, vous seriez…

Le téléphone : cette invention qui a permis de transmettre à distance les sons et la voix grâce à un courant électrique qui a ouvert l’ère des télécommunications modernes.

 

Largement appréciés par les porteurs de projet et salués par les pairs de la Fondation, les instructeurs permettent de rapprocher encore davantage la Fondation RTE du terrain. Merci à eux !