De gauche à Droite: Romain Bremeersch, parrain de l'association Lagun, Eneko Ithurbide, président de l'association Lagun et Laurent Dubourg, directeur du GMR Béarn

Parrains et passerelles, les clés d’une relation durable

Le soutien de la Fondation Rte ne s’arrête pas à une subvention : des passerelles, créées entre Rte et les structures soutenues, permettent de co-construire une relation durable. Au cœur du dispositif, les marraines et parrains, salariés bénévoles de l’entreprise. Illustration en Essonne et dans les Pyrénées-Atlantiques avec Fleurs de Cocagne et Lagun.

La Fondation Rte soutient une trentaine de projets chaque année. A l’aide financière qu’elle leur apporte vient s’ajouter une relation humaine de proximité et inscrite dans la durée, rendue possible par l’engagement bénévole des marraines et parrains, salariés de Rte.

Fleurs de Cocagne a été soutenue par la Fondation Rte en décembre 2016. Depuis, c’est Dorothée Pruvost, salariée de Rte et marraine du projet, qui suit son développement et fait le lien avec l’Entreprise et sa fondation. Le mois dernier, dans l’Essonne, elle supervise avec Rte un chantier de coupe de bois, nécessaire à l’entretien de lignes à haute tension. Le propriétaire de la parcelle sur laquelle se trouve le chantier, M. Valsesia, ne souhaite pas conserver le bois coupé. Il faut donc réfléchir au meilleur moyen de le recycler.

A quelques kilomètres de là, les employés de l’association Fleurs de Cocagne travaillent dans leur fleuristerie, un vaste local non chauffé où sont assemblés leurs bouquets de fleurs éthiques, écologiques et réalisés à partir de fleurs bio. A l’approche de l’hiver se pose la question : pourquoi ne pas acheter un poêle à bois pour rendre le local plus agréable ? Mais, la matière première est onéreuse et difficile à trouver pour une petite association comme la leur. Ils remettent donc ce projet à plus tard, jusqu’à ce que leur marraine, Dorothée, les contacte et leur propose de bénéficier du don de bois coupé ! L’ « opération bûchettes », comme la surnomme M. Bataillard, directeur de Fleurs de Cocagne, va leur permettre de concrétiser cet achat et de réchauffer leurs salariés en hiver. Et ce n’est pas tout. La société responsable de l’abattage des arbres ne s’est pas seulement occupée de découper les bûches pour l’association, elle leur a aussi proposé de récupérer le broyat obtenu à partir des brindilles. Une aubaine pour Fleurs de Cocagne, qui prévoit déjà de s’en servir comme paillage pour sa nouvelle plantation d’arbustes. La quantité de broyat étant supérieure à ses besoins, M. Bataillard a décidé d’en faire profiter les services techniques de la ville d’Avrainville, qui pourront venir se servir quand ils en auront besoin.

Entre Fleurs de Cocagne, M. Valsesia, la ville d’Avrainville et Rte, l’opération bûchettes a fait des heureux ! L’association a tenu à saluer l’enthousiasme de son « extraordinaire et dynamique » marraine, qui, en mettant en relation tous ces acteurs, a permis le bon déroulement de l’opération ainsi que de belles rencontres.

Autre illustration, plus au Sud, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, avec l’association Lagun. Soutenue par la Fondation Rte en 2014, Lagun s’occupe de l’entretien d’espaces naturels et de chemins de randonnée. Elle est bien connue de l’équipe Rte du Béarn grâce à l’un de ses salariés, Romain Bremeersch, qui œuvre depuis 3 ans pour maintenir une relation pérenne entre l’association et Rte. Grâce à la bienveillance de son parrain, Lagun a acquis ses lettres de noblesse en s’occupant, l’année dernière, du placage et du débroussaillage sur un chantier de Rte. Lorsque Rte renouvelle son parc de tronçonneuses, il apparait que certaines machines réformées sont en bon état. Il est alors proposé à Romain de faire don de ces machines à l’association, qui en utilise quotidiennement sur ses chantiers. Et c’est ainsi que des tronçonneuses anciennement utilisées par des salariés de Rte se retrouveront dans les mains expertes des employés de Lagun, sur des chantiers de valorisation des espaces verts du département.

Cette opération à peine conclue, Romain se penche déjà sur de prochaines passerelles entre Rte et l’association. Il souhaite organiser des réunions ponctuelles pour échanger sur des problématiques qui leurs sont communes, comme la sécurité. Un temps d’échange qui, il l’espère, suscitera chez ses collègues l’envie de s’engager en tant que parrain. « On a la chance d’avoir un travail, d’autres ne l’ont pas, alors ce n’est pas grand-chose que de donner un peu de temps pour une association. D’autant plus quand on voit que c’est utile » déclare-t-il.

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