Synthèse de l’enquête de la fondation RTE au 31 juillet 2020 auprès des associations qu’elle soutient actuellement.

Destinataires : sur 61 associations, 18 réponses (panel de répondants stable depuis mai). On ressent
une certaine fatigue face aux nombreuses enquêtes.

Principaux enseignements deux mois après le de confinement et la sortie progressive de l’état d’urgence sanitaire :

L’activité de ces entreprises sociales demeure faible pour 39%. Aucune structure ne s’estime plus en situation critique. 3 s’estiment même en suractivité. Elles s’estiment majoritairement (61%) impactées négativement, et les effets de la crise, même passée pour l’essentiel, restent à absorber.

Parmi les facteurs d’inquiétudes : 28% estiment que leurs relations avec les collectivités locales ne sont toujours pas fonctionnelles et espèrent qu’elles seront restaurées pour la rentrée. 17 % des associations estiment que leurs partenariats sont sortis affaiblis de la période.

Apparemment la situation financière à court terme ne se tend pas : certes 2 associations ne disposent pas dès maintenant d’une trésorerie suffisante, 4 disposent d’un plan prévisionnel de trésorerie négatif pour 2020, mais cette situation difficile (34% des sondés) ne s’aggrave pas. Pour les autres, leurs trésoreries semblent couvrir plus de 4 mois de fonctionnement.

Apres la décrue de mai, le recours au chômage partiel demeure stable à 50% en juin et juillet. Le recours au PGE n’augmente pas à 25% des sondés.

Au total les associations, comme en mai et juin, peuvent être reparties fin juin en 3 tiers :

– celles qui s’estiment en situation difficile (mais non plus critique), notamment en relation avec la trésorerie et un déficit fort attendu en fin d’année

– un tiers ont gardé ou retrouvé dans leur activité une certaine normalité et l’optimisme associé

– un tiers sont dans l’incertitude et attendent la rentrée pour savoir si l’année sera partiellement rattrapable

On note un retour progressif à une forme de normalité pour une grande majorité des sondés mais teinté d’inquiétude pour l’avenir. La sortie de l’état d’urgence sanitaire le 11 juillet n’a pas enclenché une remontée de la confiance dans l’avenir, même si 50% des sondés estime cela positif. 60% observent que réunions physiques et réouvertures sont souvent reportées sine die, retardant retour des clients et coordination entre acteurs.

Situation pour la reconstruction

Parmi les difficultés les plus communes : l’organisation du travail du fait des règles sanitaires, le retour des bénévoles qui tarde, un manque de clients, comme par exemple dans le secteur éducatif, sportif et culturel, restent en tête depuis 2 mois.

A ce stade de la crise, on observe des tendances similaires à celles observées depuis juin dans les enquêtes faites pour les associations employeuses (Mouv associatif) ou les PME, c’est-à-dire des entreprises de l’économie sociale et solidaire toujours inquiètes, mais restant combatives.

Comme en juin, la moitié d’entre elles expriment le besoin dans les semaines à venir d’un soutien sur
les thèmes suivants :

– l’usage du numérique

– une aide financière exceptionnelle

– de mobilisation de nouveaux bénévoles

– de conseil en stratégie et en mutualisation entre acteurs pour adapter leur modèle économique au nouveau contexte

En conclusion depuis 4 mois que cette enquêté est réalisée on note un retour progressif à l’activité, moins rapide et incomplet cependant sur ces dernières semaines. Les associations les plus impactées semblent s’être redressées.

Les associations ont l’espoir de retrouver leurs équilibres à la rentrée, mais une inquiétude est exprimée à un terme un peu plus lointain sur la résorption de ces impacts, et sur la pérennité de la reprise, notamment pour toutes les activités en présentiel. Face à ces défis les associations trouvent à la fois des solutions pour les sujets immédiats (finances, RH…), et formulent le souhait de préparer leur évolution notamment numérique et de leur modèle économique